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Fête des moissons - 8e édition

La Mauve vous convie à son incontournable rendez-vous d’automne : la huitième édition de la Fête des Moissons qui aura lieu dimanche le 26 septembre 2010, de 10h00 à 17h00. Une nouveauté cette année, la fête aura lieu à l’école l’Étincelle, à St-Charles-de-Bellechasse. Venez célébrer avec nous un événement mettant en valeur le fruit du travail de centaines de personnes impliquées dans une agriculture durable et respectueuse des ressources.

La Fête des Moissons est une rencontre entre les producteurs locaux de Chaudière-Appalaches et le public intéressé à en apprendre davantage sur l’agriculture durable. Réalisée sous forme de marché public, cette fête permet aux visiteurs de se procurer des légumes biologiques, des fromages, des spiritueux, des produits d’herboristerie, des produits de l’érable, des charcuteries artisanales, etc. C’est une occasion de connaître et de mieux comprendre la réalité des producteurs.

C’est un événement entièrement gratuit pour toute la population de la région de Québec et Chaudière-Appalaches afin de découvrir les trésors de notre région. Cette année, au cours de la journée, il y aura la fabrication d’un mandala collectif de légumes, tous les visiteurs sont invités à apporter des légumes colorés pour contribuer à l’oeuvre. À la fin de la journée, le contenu du mandala sera donné à l’organisme Les Frigos Pleins de Bellechasse. De plus, deux ateliers sont offerts gratuitement soit la cuisine aux saveurs locales par Sophie Blouin de La Mauve et la fabrication de bière par Michel Marcoux de la Barberie.

Cet événement est organisé par la coopérative La Mauve, entreprise d’économie sociale située à St-Vallier, œuvrant dans les domaines agroalimentaire et environnemental. La Mauve poursuit sa mission de formation et d’éducation relative au développement durable lors d’événements comme celui-ci. Elle organise aussi la fête des Semences qui se tient au mois de mars à St-Vallier. 


Entrée gratuite.   Bienvenue à toute la famille!

 

Contes et complaintes du littoral

Horaire Vendredi 10 septembre Ateliers jeunesse avec Arleen Thibault et Simon Gauthier - École de la Marelle à Beaumont, École du Phare à St-Michel et École La Ruche de Lanaudière à St-Vallier 20 h - Isabelle Crépeau et Arleen Thibault, au Musée des voitures à chevaux, situé au 293 route 132, St-Vallier. Entrée 10$ Samedi 11 septembre Contes et Ripaille 18h00 Théâtre Beaumont-St-Michel - prix des billets 25$ 20h30 Simon Gauthier au Théâtre Beaumont-St-Michel (salle est) - Entrée 20$ Dimanche 12 septembre 10h00 Marie-Hélène Vézina - contes pour enfants à la Bibliothèque Luc-Lacoursière à Beaumont - entrée libre

Pour information : 418-884-3726

 

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Portrait de Saint-Vallier

Au temps de la Nouvelle-France

Les origines de Saint-Vallier sont étroitement reliées aux premières activités de peuplement de la Nouvelle-France. À cette époque, le territoire est d’abord organisé le long du Saint-Laurent, car dans ce nouveau et grand pays de la Côte du Sud, la seule voie de communication vraiment praticable est celle de l’eau, la forêt n’étant pénétrée que par les Autochtones (Malécites ou Abénakis) et les «coureurs des bois» à la recherche de pelleterie.


À l’image des plus anciens villages du Québec, le territoire de Saint-Vallier s’est essentiellement développé à partir d’une organisation seigneuriale, en l’occurrence celle concédée en 1662 à Olivier-Morel de la Durantaye, laquelle fut par la suite subdivisée en deux parties. La municipalité s’est graduellement développée sur la partie est du territoire original, soit celle acquise en 1720 par Monseigneur de Saint-Vallier, d’où le nom actuel de la municipalité.

À l’intérieur de ce territoire aujourd’hui municipal, vous pourrez découvrir trois noyaux bien distincts, ceux-là mêmes attribués par l’administration seigneuriale de l’époque. Chose intéressante, ils sont encore bien perceptibles compte tenu que la configuration générale du territoire a peu changée depuis.

Le premier noyau est constitué par le domaine que le seigneur s’attribue à lui-même pour son usage personnel et familial, ainsi que pour l’administration de la seigneurie. Comme on peut le constater, le seigneur choisit généralement le coin le plus pittoresque et le plus stratégique. À Saint-Vallier, ce domaine est toujours existant, il est situé à la pointe est de la municipalité. Il s’agit d’un endroit magnifique à partir duquel, on peut contempler l’estuaire du Saint-Laurent, de Québec à la Malbaie.

Le deuxième noyau d’intérêt est celui du moulin que la seigneur a l’obligation d’ériger pour l’usage des colons qui viennent s’implanter sur le territoire. Saint-Vallier a ainsi la chance d’abriter le plus ancien moulin seigneurial de la vallée du Saint-Laurent. Il est situé au centre du territoire municipal, dans une zone appelée Petit Canton. Construit en 1747, ce moulin devait prendre la relève d’un moulin à vent plus ancien construit sur le coteau, au sud du cœur du village.

Enfin, comme troisième noyau concédé par le seigneur, il y a celui des terres de la fabrique en vue de la construction éventuelle d’une chapelle et d’un presbytère. À Saint-Vallier, il faut le noter, c’est autour de ces terres de la fabrique situées près du fleuve et non autour du domaine seigneurial que va initialement se développer au 17e siècle la vie sociale et communautaire.

Saint-Vallier est un ancien lieu de peuplement, des défricheurs y étaient déjà installés à il y a plus de 300 ans, soit vers les année 1680. Une première mission existait vraisemblablement peu avant les années 1700. Depuis quelques décennies en effet des missionnaires, voyageant en canot, desservent les premiers peuplements de la côte, ils viennent y célébrer la messe et apporter leur réconfort aux premiers colons qui ont décidé de s’y établir. Mais ce n’est qu’avec la création officielle de la paroisse en 1713 et la construction en 1716 d’une véritable église et d’un presbytère en pierre, puis un peu plus tard, une première école, que commencent à se structurer véritablement des activités sociales et économiques suffisamment importantes pour donner naissance à un village. Ces premiers bâtiments institutionnels sont construits assez près du fleuve, comme c’est généralement le cas pour les villages côtiers car, à cette époque, la seule route terrestre est celle qui longe la grève.

Le peuplement de Saint-Vallier se réalisa de façon remarquablement rapide : juste avant la conquête de 1759, la paroisse compte déjà plus de 900 habitants : sur les berges des pêcheurs sont en activités, le premier et le deuxième rang (du Rocher) sont déjà habités et en exploitation agricole.


Le XIXe siècle

Au début des années 1800 donc, la population de Saint-Vallier est assez nombreuse et suffisamment bien établie pour nécessiter l’implantation sur place de services utilitaires; le développement de la pêche sur la grève, l’expansion de l’agriculture, le développement de la navigation, des chemins, exigent des ouvriers, des forgerons, menuisiers et autres artisans.

Implantés au début aux abords du fleuve, ces services vont, au fil des ans, se déployer vers la partie sud de l’espace village, il en résulte un lotissement graduel, si bien qu’il se forme peu à peu dans l’axe du chemin du roi (rue Principale actuelle) un genre de faubourg.

Au milieu de ce siècle, un changement important se produit au Québec au plan de l’organisation locale : le régime seigneurial disparaît et l’administration municipale fait son apparition. Saint-Vallier devient une municipalité en 1845. En même temps, l’église s’implique de plus en plus dans l’éducation. Un couvent est érigé pour mieux desservir une jeunesse en expansion démesurément rapide. Dans le dernier quart du siècle, arrive enfin le chemin de fer sur la Côte du Sud. Saint-Vallier occupe dorénavant une place stratégique sur la carte du Québec et se met en lien avec le reste de l’Amérique : ses beurres et ses cheddars prennent la direction de New–York.

Le XXe siècle

Au début des années 1900, les nouvelles paroisses d’arrière pays, fondées au cours de la seconde moitié du 19e siècle sont en pleine expansion sur le plan démographique. Saint-Vallier ne veut pas être en reste : on décide de construire une nouvelle et spacieuse église aux «quatre chemins» le nouvel espace central du village. L’ancienne église, vestige de l’époque de la Nouvelle-France est démolie, le spacieux presbytère de 1849 est remonté sur la nouvelle place. On développe de nouvelles voies de communication pour se mettre en lien plus rapide avec Québec, en 1906 on construit un quai long de 572 pieds, devant permettre aux goélettes du Saint-Laurent et à des navires aussi imposants que le vapeur Champion de desservir la municipalité par voie fluviale.


La nouvelle physionomie du village est désormais fixée et elle conservera sensiblement cette physionomie jusqu’à nos jours. De nouvelles résidences apparaîtront peu à peu sur la rue Principale en remplacement de constructions jugées trop vétustes ou victimes d’incendie. Les styles changent, les volumes sont plus imposants. De grands arbres donnent peu à peu à la rue principale un caractère exceptionnel, la villégiature se développe peu à peu dans cette communauté jusque-là essentiellement rurale. Mais l’agriculture demeurant l’activité économique prédominante tout au long de ce siècle, Saint-Vallier conserve son caractère intimiste et rural qu’il avait jadis sous le régime français. Fait assez exceptionnel, en 2002 la municipalité compte 1032 habitants, soit à peine 132 de plus qu’il y a 233 ans, à la fin du régime français. C’est la raison pour laquelle ce coin de pays est demeuré toujours aussi riche de paysages naturels, aussi débordant d’espaces verdoyants et aussi généreux en panoramas, quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

La grande légende de «La Corriveau»

La légende de la Corriveau est étroitement reliée à l’histoire de Saint-Vallier. De génération en génération, elle a su frapper l’imaginaire des gens de la Côte du Sud pour graduellement se répandre jusqu’à l’extérieur des frontières du Québec.

Le 15 avril 1763, alors que s’implante au Québec la nouvelle administration britannique, Marie Josephte Corrivaux, du rang du Rocher est jugée coupable d’homicide par un tribunal militaire composé d’officiers anglais, puis condamnée à être pendue près des Plaines d’Abraham. Sous l’ordre du gouverneur Murray son cadavre est mis en cage de fer laquelle sera suspendue à une potence sur la route de Lévis.

La légende raconte que la Corriveau aurait tué ses deux maris, le premier en lui versant du plomb fondu dans l’oreille pendant son sommeil, le second, à coups de marteau. Plus de sept exécutions aussi morbides lui sont ainsi attribuées.

Et la légende continue. La cage contenant son cadavre disparaît moins d’un mois après l’exécution, alors qu’elle devait rester suspendue indéfiniment. Selon la légende, la Corriveau se serait elle-même libérée; on fait alors état d’un cadavre, faisant des bruits de chaînes et guettant les passagers tardifs pour les attaquer; on prétend même qu’elle traversait le fleuve pour accompagner les sorciers de l’Ile d’Orléans dans leur sabbat.
 
 

 
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